Généalogie de la famille de PRELLE de la NIEPPE

Armoiries des chevaliers de Theux de Meylandt et Montjardin

Barthélémy Théodore de Theux de MeylandtAge: 80 years17941874

Name
Barthélémy Théodore de Theux de Meylandt
Given names
Barthélémy Théodore
Birth February 26, 1794 39
MarriageAline Mathilde Amélie Louise du ParcView this family
yes

Death of a fatherJoseph Mathieu Jacques “Jacques” de Theux
July 6, 1825 (Age 31 years)
Death of a brotherXavier de Theux de Meylandt et Montjardin
September 17, 1838 (Age 44 years)

Birth of a daughter
#1
Cécile Marie Aline de Theux de Meylandt
June 25, 1850 (Age 56 years)

Birth of a daughter
#2
Marie Antoinette Joséphine Alphonsine de Theux de Meylandt
1860 (Age 65 years)

Birth of a grandson
#1
Georges Cornet d’Elzius de Peissant
1872 (Age 77 years)

Occupation
Ministre d’Etat

Occupation
Membre du Congrès National

Occupation
Premier Ministre

Occupation
Ministre de l’Intérieur

Occupation
Ministre des Affaires Etrangères

Occupation
Ministre de la Guerre

Occupation
Membre de la Chambre des Représentant

Death August 21, 1874 (Age 80 years)
Title
Comte

Title
Grand Croix de l’Ordre de Léopold

Title
Croix de Fer 1830

Family with parents - View this family
father
mother
Marriage:
elder brother
2 years
himself
Family with Aline Mathilde Amélie Louise du Parc - View this family
himself
wife
Marriage:
daughter
11 years
daughter

Note
Grand Croix avec Brilliants de l’Orde Nicham Iftikhar de Tunisie, Grand Croix de l’Ordre des SS. Maurice et Lazare de Sardaigne, de l’Ordre Pontificial de Saint-Grégoire le Grand, de l’Ordre du Christ de Portugal et de l’Ordre de Charles III d’Espagne, Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur de France.
Note
de THEUX de MEYLANDT, Comte Bathélemy-Théodore, homme d’Etat, né à Schabroek, le 25 février 1794, décédé à Heusden (Limbourg), le 21 août 1874. Ils était fils de Joseph-Mathieu-Jacques chevalier de Theux de Meylandt et de Montjardin et de Marie-Antoinette-Joseph de Wezeren, et avait épousé, le 5 mai 1840, Aline-Mathilde-Amélie-Louise du Parc, fille de Alain, vicomte du Parc, de Locmaria (Bretagne), et de Mathilde de Ghelcke. Originaire du pays de Liège, sa famille était en possession du titre héréditaire de chevalier du Saint-Empire, depuis l’octroi qui en avait été fait, par lettres patentes de l’Empereur Léopold I, en date du 13 juin 1703, à Arnould-Léon de Theux. Le 18 mars 1840, le Roi Léopold I accorda à Barthélemy-Théodore de Theux le titre de comte, transmissible à toute sa descendance mâle. Après avoir fait ses études de droit à l’Université de Liège et s’être fait inscrire au barreau, de Theux se spécialisa dans l’étude des questions politiques. Lié d’amitié avec les membres de la famille de Merode et avec d’autres membres de la noblesse catholique, il adopta les idées du « catholicisme-libéral » empruntées aux écrits de Lamennais. Il prit une part considérable en 1829 à la diffusion dans les provinces de Liège et de Limbourg du mouvement de pétitions pour le redressement des griefs, et adhéra pleinement à l’Union nationale des catholiques et des libéraux. Au lendemain de la Révolution, il fut élu par le district de Hasselt député suppléant au Congrès National, où il entra en qualité de membre effectif, le 10 novembre 1830, en remplacent du comte d’Arschot, qui avait opté pour le district de Bruxelles. Dès les premières séances, de Theux occupa une position en vue. « De haute taille, le visage impassible, toujours maître de lui, plus que froid », écrit un contemporain, « M. de Theux ne passionnait jamais les débats, mais il les éclairait par un jugement sûr et un rare bon sens… Sans être un orateur dans la véritable acception du terme, il rachetait par sa logique serrée et sa raison supérieure ce que sa parole avait de terne et de froid dans l’expression. Il n’émouvait point, mais il savait convaincre ». Il prit une attitude très nette dans les débats relatifs à l’indépendance du peuple belge, à l’exclusion des Nassau et, dans un discours remarquable, exposa les raisons de son adhésion à la monarchie constitutionnelle et représentative sous un chef héréditaire, « seul gouvernement propre à rétablir la confiance intérieure et extérieure, et à consolider notre indépendance… » Au cours des discussions relatives à l’organisation du régime parlementaire, il défendit énergiquement la nécessité de deux chambres législatives et, pour maintenir l’équilibre des pouvoirs, préconisa l’établissement « d’une pairie qui puisse servir d’intermédiaire par le calme de ses délibérations et encore plus par une sage lenteur qui donne un temps utile pour calmer les passions ». Unioniste convaincu, de Theux resta fidèle au programme de l’alliance catholico-libérale et, s’il défendit avec énergie les principes de la complète liberté des cultes, de l’indépendance absolue du clergé et de la plus large liberté d’enseignement, il se signala par une semblable ardeur en faveur de la liberté de la presse, de la liberté de l’opinion et de la liberté de réunion. La rectitude de son jugement, la modération de son caractère, sa droiture, son activité le firent remarquer par ses collègues et lui valurent leur confiance. C’est ainsi qu’il fut chargé de faire rapport sur le projet de loi électorale. Et, bien que l’extension du nombre des électeurs ruraux dût être surtout avantageuse au parti auquel il appartenait, il multiplia, avec persévérance et habileté, les efforts pour maintenir l’équilibre entre les villes et les campagnes. Il fit preuve d’une semblable prudence en matière de politique étrangère et fut l’un des premiers à apercevoir le danger que constituait, au point de vue des relations avec les autres puissances, spécialement avec l’Angleterre, une politique s’appuyant uniquement sur la France. C’est pourquoi, redoutant les tendances annexionnistes que le « parti du mouvement » aurait pu faire prévaloir à Paris, il soutint la candidature au trône du duc de Luechtenberg et vota contre le duc de Nemours. Lorsque, sous la pression de la conférence de Londres, Louis-Philippe n’osa pas accepter la couronne de Belgique pour son fils et qu’il fallut constituer une régence, de Theux s’efforça de faire prévaloir la candidature du comte Félix de Merode, membre du Gouvernement Provisoire, contre celle du baron Surlet de Chokier, adepte d’une politique francophile. Quelques semaines plus tard, de Theux appuyait énergiquement la proposition tendant à élire roi des Belges le Prince Léopold de Saxe-Cobourg, pour qui il vota dans la séance du 4 juin 1831. De même, dans la séance du 9 juillet suivant, il approuva le projet de traité, dit des XVIII articles, après avoir, dans un discours très remarqué, fait valoir l’argument de prudence et de sagesse, en démontrant l’impossibilité de rester sous un régime provisoire, d’où pouvaient sortir les plus graves complications. Il concluait : « Si nous refusons les propositions de paix qui sont le résultat d’une si longue négociation, il est peu probable que nous puissions traiter sous d’autres conditions ». Après la mise en vigueur de la Constitution, les électeurs de Hasselt élurent de Theux membre de la Chambre des Représentants et, pendant plus de quarante ans, lui renouvelèrent sans interruption ce mandat. Il montra à la Chambre les qualités qui l’avaient fait distinguer au Congrès et joua un rôle considérable au sein de la commission chargée d’élaborer les lois provinciale et communale. Remarqué par le souverain, il était, dès le 12 novembre 1831, nommé Ministre d’Etat et membre du Conseil ; le 21, il était chargé provisoirement du portefeuille de l’Intérieur et, le 30 décembre suivant, il devenait titulaire de ce département. S’il faut en croire Théodore Juste, ce seraient les chefs futurs du parti libéral, Lebeau et Devaux, qui auraient eux-mêmes désigné à l’attention du Roi le futur chef du parti catholique. L’esprit purement unioniste de ce ministère, constitué dans le seul but d’organiser la Belgique indépendante, fut renforcé par l’appui sans réserve que lui apportait de Theux. Ce fut sur une question de politique extérieure, soulevée par les « verts », partisans de la guerre à la Hollande et de la résistance aux décisions de la Conférence, que le Roi, faisant usage de sa prérogative constitutionnelle, retira, le 18 septembre 1832, le portefeuille des Affaires Etrangères à de Meulenaere pour le confier au général Goblet, qui forma un nouveau cabinet avec Lebeau et Rogier. Parmi les mesures prises par de Theux au cours de son premier passage au ministère, il importe de signaler l’arrêté royal du 21 mars 1832 approuvant un projet de ligne de chemin de fer allant d’Anvers à Visé, par Lierre, Diest et Tongres, première consécration officielle de la politique ferroviaire qui devait assurer une si grande prospérité à la Belgique. A la suite de certains tiraillements sur la question de l’enseignement, le ministère Rogier-Devaux prit prétexte de dissentiments d’ordre administratif avec le baron Evain, ministre de la Guerre, pour offrir sa démission au Roi. Celui-ci chargea de Theux, devenu le chef incontesté du parti catholique, de constituer le cabinet. Il reprit le portefeuille de l’Intérieur, rendit celui des affaires étrangères à de Meulenaere et, fidèle à l’unionisme, confia la justice et les finances à deux libéraux : Ernst et d’Huart. Même, lorsqu’en 1837, le développement considérable du réseau ferré eût provoqué la création du ministère des travaux publics, de Theux confia ce nouveau portefeuille à un autre libéral unioniste, J.-B. Nothomb. Ce cabinet mixte représentait une réunion d’hommes de valeur ; il conserva le pouvoir pendant près de six années et mérite, sans conteste, de figurer parmi les ministères les plus remarquables et les plus féconds de notre histoire. C’est à lui que remonte la création de nos grands services publics et la constitution régulière de l’action gouvernementale. Profitant de la situation inespérée résultant de la convention du 21 mars 1833, qui avait assuré à la Belgique une trêve en quelque sorte indéfinie, et lui avait laissé à titre provisoire les parties contestées du Limbourg et du Luxembourg, de Theux s’appliqua à parachever l’œuvre du Congrès National dans le même esprit que celui de nos Constituants. En dehors de la loi du 29 décembre 1835, organisant le régime postal, de la loi du 15 mai 1838, organisant le jury, de la loi du 24 mai 1838, organisant les cadres de l’armée, de Theux attacha son nom à trois grandes lois organiques : la loi sur l’enseignement supérieur du 27 septembre 1835, la loi communale du 30 mars 1836 et la loi provinciale du 20 avril de la même année. Toutes ces lois, soigneusement étudiées par le chef de cabinet, s’inspirant du même idéal unioniste, répudiant tout esprit de parti et conciliant d’une façon harmonieuse les tendances centralisatrices de l’état moderne avec l’amour séculaire des Belges pour leur libertés locales. En même temps, de Theux ne négligeait aucun effort pour développer la vie économique, tout comme pour encourager la renaissance artistique et littéraire. C’est à lui que l’on doit la création de la Bibliothèque Royale, à Bruxelles. Un dissentiment avec de Muelenaere, qui, dans le but de rattacher à la Belgique indépendante le puissant organisme financier créé par Guillaume I, avait proposé de conférer le titre de ministre d’Etat à Meeus, gouverneur de la Société Générale, et à Coghen, directeur le plus influent de cet établissement, priva de Theux, en décembre 1836, du concours de son collègue des Affaires Etrangères. Il estimait, d’accord avec Ernst et d’Huart, que cet acte aurait enchaîné la liberté du ministère et, sans abandonner l’intérieur, il se chargea également des affaires étrangères. Ce remaniement ministériel valut à de Theux le pénible honneur de présider aux destinées internationales de la Belgique lors de la crise provoquée en 1838 par la brusque adhésion du roi Guillaume au traité des XXIV articles. En gardant le pouvoir dans ces circonstances, de Theux assumait une lourde tâche que son énergie, son esprit de devoir, son sens des responsabilités ne lui permettaient pas de récuser. Dans sa remarquable Histoire diplomatique du traité du 19 avril 1839, A. De Ridder a mis en relief tous les efforts tentés par de Theux pour sauver l’intégrité de la Belgique et obtenir de la Conférence de Londres des conditions plus équitables. Repoussé sur la question territoriale, de Theux s’efforça d’obtenir tout au moins des adoucissements aux clauses financières, mais, les résultats appréciables atteints dans ce domaine ne suffirent pas à faire accepter par une opinion publique exaltée la pénible obligation d’abandonner la moitié du Limbourg et du Luxembourg. Dans ces pénibles circonstances, de Theux fut abandonné par ses collègues Ernst et d’Huart, qui ne consentaient à accueillir l’ultimatum de la conférence que le jour où une exécution forcée deviendrait imminente, tandis que le comte de Merode voulait que l’on refusât le payement de la dette. Seuls, de Theux, J.-B. Nothomb et le général Willmar restèrent au banc ministériel pour faire face à l’orage. Lorsqu’ils vinrent proposer aux Chambres d’adhérer aux résolutions finales et irrévocables de la conférence de Londres, ils furent accueillis par les imprécations de tous les « verts », partisans de la résistance malgré tout, et traités d’ « hommes d’Etat misérables », de « ministres pervers », de « traîtres envers la patrie et le Roi ! ». Toujours maître de lui-même, de Theux opposa un calme parfait à la fougue inconsidérée de ses contradicteurs. Jamais il ne s’éleva plus haut comme homme d’Etat que dans cette mémorable lutte. Sous les reproches, les injures, les récriminations, il resta impassible. Soutenu par l’idée du devoir à accomplir, il démontra froidement la nécessité de la soumission aux décrets des puissances, devant la menace combinée de l’anarchie, de la banqueroute et de l’intervention étrangère. Son attitude stoïque et la puissance de son argumentation décidèrent la majorité à adopter par un vote de résignation l’acte international qui devait assurer l’existence de la Belgique. Le 19 mars 1839, par 58 voix contre 42, la Chambre ratifia le traité ; le 26 mars, par 31 voix contre 14, le Sénat imitait cet exemple. Cette victoire du bon sens et de la compréhension des nécessités internationales n’avait pas été obtenue sans laisser des germes de désaffection à l’égard du ministère ? Déjà, en dépit de la façon scrupuleuse dont il pratiquait l’unionisme, de Theux avait provoqué des mécontentements à l’extrême droite comme à l’extrême gauche. Certains exaltés, que l’on groupait sous le nom de « cosaques du parti catholique », faisaient grief au chef du gouvernement des idées de tolérance dont il faisait preuve en toutes circonstances, notamment en proposant de salarier les ministres du culte israélite. Le fougueux Barthélemy Dumortier déclarait que la conduite de de Theux n’offrait pas de garanties suffisantes pour le maintien des droits du parti catholique. Par contre, les libéraux lui reprochaient de pencher de plus en plus vers la droite et d’avoir remplacé ses collègues libéraux Ernst et d’Huart par Desmaisières, représentant de l’aristocratie industrielle gantoise, homme d’un libéralisme très pâle, et par Raikem, nettement catholique. De plus, les libéraux reprochaient à de Theux d’avoir, à la suite d’un désaccord, enlevé, le 7 décembre 1839, le gouvernement de la province de Brabant au baron de Stassart, personnage très en vue du parti libéral et grand maître de la franc-maçonnerie belge. Enfin, une couche nouvelle de libéraux, partisans d’un retour à une politique « exclusive » allait, avec Théodore Verhaegen, acquérir une influence grandissante au Parlement. C’est pourquoi la discussion des budgets pour 1840 fut marquée par des attaques violentes contre le ministère. Du reste, le cabinet, constitué le 4 août 1834, s’était usé au pouvoir. Seule la gravité de la situation internationale avait empêché sa chute avant le règlement du différend hollando-belge. Dès que le problème eût été résolu, les « verts » ne ménagèrent plus leurs attaques au ministère qu’ils accusaient de faiblesse. Dans ces conditions, la vie du cabinet dépendait du moindre incident. Vainement de Theux s’efforça-t-il de désarmer les critiques des députés qui lui reprochaient sa « prépotence », en proposant lui-même de séparer les deux ministères réunis dans sa main. Cette concession ne parut pas suffisante. Prenant prétexte de la réintégration sur les contrôles de l’armée du général van der Smissen, condamné par contumace, en 1831, au bannissement et à la déchéance pour participation à un complot orangiste, Barthélemy Dumortier interpella le gouvernement avec une extrême violence. Il fut soutenu par tous les « verts », par la jeune droite, fatiguée de l’unionisme, et par les représentants des libéraux « exclusifs ». Le 14 mars 1840, l’ordre du jour de confiance fut repoussé par 42 voix contre 38 et de Theux envoya au Roi sa démission. En dépit de cet échec, de Theux restait chef de la droite, en grande majorité encore fidèle à l’esprit de 1830. C’est dans la voie de l’unionisme, où il trouvait un idéal généreux et durable, qu’il s’efforça constamment de diriger ses troupes. Aussi, ce ne fut que lorsqu’il vit le ministère libéral homogène Lebeau s’orienter vers une politique de parti qu’il le combattit, en s’appuyant sur le Sénat, et qu’il contribua ainsi à sa chute. Par contre, il soutint énergiquement le cabinet Nothomb du 13 avril 1841, bien que celui-ci fût composé de quatre libéraux et de deux catholiques. Lorsque, à la suite de l’échec du cabinet van de Weyer, de Theux, appelé par le Roi, fut, le 31 mars 1846, obligé de constituer, par suite du refus de collaboration des libéraux modérés, un ministère catholique homogène, il gouverna avec un programme purement unioniste et se déclara décidé à maintenir « la politique de modération qui a dirigé le gouvernement depuis 1830 ». Il donna une preuve éclatante de cette modération lors du congrès libéral de 1846. Louis-Philippe ayant, au nom de sa « vieille expérience », conseillé à son gendre de prendre des mesures contre les allures de ce congrès qui « rappelait les clubs de la Révolution », ce fut de Theux qui déconseilla à Léopold I de porter atteinte au droit assuré aux Belges par la Constitution de s’assembler et de manifester librement leurs opinions. Les élections de juin 1847 donnèrent la majorité aux libéraux avec 57 sièges à la Chambre contre 54 aux catholiques. Aussitôt, de Theux démissionna et devint chef de l’opposition. Il apporta dans ce nouveau rôle les mêmes qualités de prudence et de modération dont il avait fait preuve comme chef du gouvernement. Conservateur et catholique, il resta, avant tout, unioniste et, lors de la crise de 1848, il poussa ses amis politiques à se grouper autour du gouvernement libéral pour faire front à la fois au péril social et aux menaces de l’étranger. Dépourvu de toute ambition personnelle, il ne fit rien pour reprendre le pouvoir lors de la poussée conservatrice de 1850 et de 1852, et soutint le cabinet « centriste » constitué, le 31 octobre 1852, par H. de Brouckere, comme le cabinet « centre droit » formé par P. de Decker, le 30 mars 1855. Sa modération, son désintéressement et sa froideur l’inclinaient peu vers les luttes de partis qui comportent toujours de la fougue, des exagérations, de la combativité et des excès de langage. Son esprit unioniste le poussa même à considérer sans enthousiasme les projets de réorganisation du parti catholique et la convocation du congrès de Malines en 1863. Si, sous la pression des circonstances, ses idées changèrent quelque peu à ce point de vue, son action sur le Journal de Bruxelles et son intervention au second congrès catholique, en 1864, furent toujours inspirées par des idées d’extrême modération. Satisfait de sa situation au Parlement, où il jouissait du respect et de la considération de tous, il consacrait les loisirs que lui laissaient les affaires publiques aux grands travaux de fertilisation dont il avait pris l’initiative dans les bruyères de la Campine. Il n’en restait pas moins le chef incontesté de la droite, et lorsque, le 14 juin 1870, les élections enlevèrent aux libéraux la majorité qu’ils détenaient depuis plus de douze ans, ce fut tout naturellement le comte de Theux qu’en dépit de ses septante-six ans, le Roi chargea de constituer le nouveau ministère. Mais le vieil homme d’Etat déclina cette lourde mission et désigna au souverain le baron d’Anethan, dont il connaissait la modération. On sait que quelques mois plus tard, par suite de l’attitude prise dans la question militaire par plusieurs de ses membres, le cabinet d’Anethan cessa de jouir de la confiance du souverain. Le Roi profita des troubles suscités par la nomination de P. de Decker au poste de gouverneur du Limbourg pour se débarrasser du cabinet. Pour éviter la constitution d’un ministère de la gauche, de Theux se chargea de former un nouveau cabinet catholique, mais sans prendre de portefeuille. Son nom seul suffisait pour évoquer les souvenirs de l’unionisme et de la modération. Bien que, d’après Woeste, il ne représentât pas « l’expression de la situation nouvelle », il n’en fut pas moins le « sauveur de la situation », et la gauche ne lui fit pas trop grise mine. Tout en laissant le rôle principal à Malou, ministre des Finances, le comte de Theux, qui avait conservé une grande vigueur d’intelligence, continua à présider le ministère jusqu’à son décès. « Comme le soldat courageux et fidèle », dit Thonissen, « il est mort au poste que la confiance du chef de l’Etat et les suffrages de la représentation nationale lui avaient assigné ». Par la noblesse de son caractère, la droiture de son esprit, sa parfaite intégrité, sa constante aménité, de Theux avait su se faire honorer et respecter par tous les partis, par sa prudence et sa modération, il avait su garder la masse du parti catholique dans une politique de juste milieu, inspirée directement de l’ancien unionisme ; par sa haute intelligence, sa volonté ferme et sa grande puissance de travail, il avait beaucoup contribué à consolider l’indépendance de la Belgique, à établir sur les bases solides son organisation gouvernementale et à l’orienter vers des destinées prospères. Ch. Terlinden – Biographie Nationale.
Note
”Meylandt, ormai semplice deputato di Heusden, profittò della pausa per sposarsi, il 5 maggio 1840, con Aline-Mathilde-Amélie-Louise du Parc, figlia di un visconte bretone.” Source: Wikipedia.it 20110221
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